Musique de la page : babakaram (Iran)
Racisme sur internet
France, affaire Jean Louis C. :
incitation à la haine raciale sur
Internet |
Chaque fois que tu verras un site ou un message sur un site, ne serait-ce qu'une soit-disant "blague" écrite ici ou là avec la mention "c'est juste pour rire, je ne suis pas raciste", je t'invite à copier-coller et transmettre par mail ce qui suit au webmaster concerné, !!! |
Cour d'appel de Paris Faits et Procédure Par ordonnance d'un juge d'instruction en date du 15 avril 1998, Jean-Louis C. a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour avoir le 10 juillet 1997, diffusé sur le réseau internet, trois textes intitulés : - "Apprenez le caniveau aux bicots" - "Les races puent" - "Blanchette, tapette à bicots" le prévenu et sa défense : Dans ce cadre, Jean-Louis C. était entendu et exposait qu'il avait d'abord édité des disques à partir des textes en cause, puis avait décidé en 1996 de créer un site internet pour les faire connaître à un public plus large susceptible de les lui acheter, en y diffusant les paroles de certaines de ses chansons. Il ajoutait que, dans son esprit, ces textes n'étaient pas racistes, mais constituaient une parodie des fantasmes racistes. Si la mise en uvre de ce principe est aisément applicable à des messages périssables, voire furtifs, dès lors qu'ils ont fait l'objet d'une publication sur support papier ou audiovisuels, il n'en va pas de même lorsque le message a été publié par internet qui constitue un mode de communication dont les caractéristiques techniques spécifiques obligent à adapter les principes posés par la loi sur la presse qui visent tout à la fois à protéger la liberté de pensée et d'expression et à en condamner les excès dès lors qu'ils portent atteinte à des valeurs consacrées par ladite loi et, le cas échéant, à des intérêts particuliers ou collectifs. Le prévenu est donc condamné pour avoir commis les délits d'injures publiques raciales, diffamation publique raciale, provocation à la violence et à la violence raciale, susceptibles de constitué les délits d'injures publiques raciales, diffamation publique raciale, provocation à la violence et à la haine raciale, provocation non suivie d'effet à des atteintes à la vie et à l'intégrité de la personne, infractions prévues par les articles 23, 24 (al. 1-1er, 6 et 7), 29 (al. 1 et 2), 32 (al. 2 et 3), 33 (al. 3 et 4) de la loi du 29 juillet 1881. - déclarer Jean-Louis C. coupable des délits visés dans la prévention, - le condamner à verser des dommages et intérêts
à chacune d'elles, soit : - et, à titre de réparation complémentaire
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