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Hassan Sabbah fils d'Ali, né
à Kom, issu d'une famille chiite traditionnelle, Homme de grand
savoir Mais que faire
de tant de richesses culturelles et intellectuelles
lorsqu'on est jeune Être sensé de
raison et de savoir ou fou, aimable ou exécrable, Ses idées étaient arrêtées, fixées dans ses connaissances, à chaque question une réponse tirée de son savoir : vérités indiscutables. Il ne se laissait pas perturber par l'inconnu, l'incertitude, le scepticisme, le doute... C'est sûrement cette certitude qui lui donnera cette si grande force qui fera trembler sultan et vizirs.
Le peu de temps
où il a vécu parmi les gens de pouvoir (il avait réussi
à se faire nommer à dessein, sahib-khabar, chef des espions)
lui a permis de découvrir un monde sans pitié. Vizirs,
cadis, gouverneurs émirs et sultans invoquant toujours
Allah comme la source de tout pouvoir, mais qui élevaient
des hommes jusqu'aux nues ou les rabaissaient
ignoblement, les réduisant à l'état de larve ou les
faisaient massacrer. Rumeurs, jalousies, médisances et
complots... Au coeur même des secrets des puissants,
Hassan, collaborateur, devenu conseiller, puis confident,
détenait une force certaine entre ses mains et représentait
donc un danger potentiel devenu trop grand. Estimant que les
Perses étaient devenus les serviteurs des Turcs, il s'était
fixé pour objectif de détruire la puissance turque et
tous ceux qui rampaient devant-eux.
Dans
chaque ville où il passe, il organise et unifie son armée
de l'ombre. Il désigne un représentant entouré
d'adeptes perses ou arabes, sunnites ou chiites, lassés
d'attendre et de subir, excédés par la domination
turque. On les appelle "batinis" (gens du
secret) et on les traite d'hérétiques,
d'incroyants, de mécréants, d'infidèles... Alors, ils se vengent, à chaque arrestation, le dénonciateur est poignardé. Un menuisier Ismaélien est accusé d'un meurtre. Il sera torturé, crucifié et trainé dans les rues. Il deviendra ainsi le premier martyr de la cause ismaélienne. Désormais, tueries et contre-tueries se succèdent, caravanes détournées, massacres...
Aucune ville, aucune province, aucune route, ne sont épargnées. Devenu maître de la rue, Hassan impose sa loi, mais ayant une grande connaissance des inimitiés règnant dans les palais, les diwans et les cours, il devient aussi maître dans l'art d'amplifier les haines entre puissants, entre héritiers... Jouant leurs jeux pervers, il leur offre alors ses services selon ses propres desseins, pour faire exécuter, poignarder, assassiner dans l'ombre. Qu'il soit un brave homme croisé au coin d'une rue, un pauvre individu vêtu de guenilles, l'exécuteur va très vite, l'éclair d'une lame, en un seul mouvement, un poignard perce le corps. Puis il se laisse prendre, torturer, égorger ou jeter dans un feu... là est la grande puissance de l'Ordre. D'inombrables messagers de la mort, Assassins d'Alamout connaîtront un tel sort, ne cherchant jamais à fuir. Assassinats politiques de dirigeants chrétiens ou perses, musulmans shiites ou sunnites... Prêt et formé à répondre à la torture, l'Assassin récitait alors une suite de noms appris par coeur, dénoncés comme faisant partie de la confrérie, mais ciblés en fait par Hassan parmi des ennemis de la Secte. Aussitôt on recherchait les soi-disant complices. De cette façon, les juges du pouvoir local exécutaient les volontés de Hassan sans même le savoir. Les Assassins suivent l'enseignement d'Hassan :
Hassan,
avec ses tueurs dévoués, détient désormais l'arme
offensive absolue |
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